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LA RAFLE, UN FILM UNIQUE, UNE OEUVRE REMARQUABLE

La Rafle est un dramatique historique écrit et réalisé par Roselyne Bosch, mettant en scène Mélanie Laurent, Jean Reno, Gad Elmaleh, Raphaëlle Agogué, Hugo Leverdez, produit par le Producteur Ilan Goldman, PDG des Studios Légende Films pour un budget de 20 millions d'euros. Ce film est sorti le 10 mars 2010 en France, en Belgique, Luxembourg et Suisse. Ce film est inspiré de la tragédie de la rafle du Vél d'Hiv le 16 juillet 1942, date où la police française a arrêté treize mille personnes fichées comme juives, dont quatre mille cinquante et un enfants à leur domicile, et notamment des deux rares survivants Anna Taube et Joseph Weissman, interprété par le jeune Hugo Leverdez.
 
 
A Paris, pendant l'été 1942, la France est sous l'occupation allemande, les Juifs sont obligés de porter l'étoile jaune. Dans le quartier de la Butte Montmartre, deux familles juives vivent comme les autres habitants de ce quartier, à l'exception près qu'étant juifs, ils appréhendent l'arrivée de la Gestapo. À Paris, les avis sont partagés, certains veulent protéger les juifs en les cachant alors que d'autres comme la boulangère préfèrent les insulter, les injurier, et les rabaisser. Dans la nuit du 15 au 16 juillet, leur destin bascule à la suite d'un accord entre les nazis et les autorités françaises sur l'arrestation et la déportation des nombreux juifs, accord qui débouche sur la rafle du Vélodrome d'Hiver. Le quartier de la Butte Montmartre n'y échappera pas, en effet la famille de Joseph Weissmann, un enfant juif d'une dizaine d'années, et leurs voisins sont arrêtés après avoir tenté par plusieurs moyens d'y échapper. Le père de Joseph aurait pu échapper à cette arrestation si Joseph ne l'avait pas malencontreusement dénoncé alors que sa mère s'était prétendue veuve auprès de miliciens. A la suite de cette rafle, ils sont amenés dans le vélodrome d'Hiver, où Joseph et Noé, le petit frère de son meilleur ami, rencontrent une infirmière, Annette Monod, qui fera tout son possible pour les aider eux et les autres enfants juifs. Dans ce vélodrome, les conditions sont précaires et insalubres : ils n'ont pas d'eau, ils sont entassés et ils sont obligés de faire leurs besoins où il y a de la place. Les maigres vivres qu'ils ont emportés doivent être partagés pour que chacun d'entre eux puissent manger. Un petit matin alors que les prisonniers sont assoiffés, les pompiers font irruption et ouvrent les vannes pour donner à boire aux prisonniers. Ils acceptent aussi de « faire passer » les lettres qui leur sont confiées. Le Capitaine Pierret, des pompiers de Paris, se sert même de son grade (le plus élevé parmi tous les militaires présents au Vél d'Hiv : Gendarmerie Nationale et Pompiers de Paris) pour prendre le commandement du Vél d'Hiv afin d'imposer le silence aux gendarmes mécontents de l'attitude de ses hommes et lui. Au bout de deux jours, les raflés sont déportés dans un camp de transit, à Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, où les conditions de vie sont insupportables : nourriture mauvaise et en maigre quantité, maladies, sans parler du désespoir psychologiques des déportés. Affamés et affaiblis, les juifs affrontent la faim et la soif. Quelques jours plus tard, les parents et les plus âgés de leurs enfants sont déportés dans un camp d'extermination, à Auschwitz, seuls les plus jeunes doivent rester en espérant leur retour qui n'aura pas lieu. Ces enfants ont été arrachés des bras de leur mère et Annette redouble d'efforts malgré la fatigue pour s'occuper d'eux. Suite aux dernières paroles de sa mère lui disant de s'enfuir, Joseph et un de ses camarades s'enfuient avec la complicité des autres. Joseph ne peut pas emmener avec lui son meilleur ami parce qu'il est malade, il a une vilaine hernie qui l'empêche de marcher. Finalement Joseph survivra grâce à son évasion ainsi que Noé qui s'est échappé du train et qui a été recueilli par un couple de personnes âgées. En 1945, à la fin de la guerre, ils retrouvent tous deux Annette au Lutetia, un hôtel parisien où sont accueillis les rescapés des camps. Ce film recevra prochainement le 11 Septembre 2011 le Prix d'Honneur Zakhor Pour la Mémoire 2011 afin de distinguer sa réalisatrice Madame Roselyne Bosch.

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